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Jeudi 19 avril 2007

 Qui se souvient de ce qu’écrivait L. Summers en 1991 ?

« Les pays sous-peuplés d'Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l'air y est d'un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico [...] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés [...] et se préoccuper davantage d'un facteur aggravant les risques d'un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où 200 enfants sur 1000 meurent avant d'avoir l'âge de 5 ans.

 […] Le calcul du coût d’une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l’accroissement de la morbidité et de la mortalité. De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où ce coût est le plus faible, autrement dit où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable. »

Extraits cités par The Economist, 8 février 1992, et par Financial Times, 10 février 1992, reproduits dans Courrier international, n° 68, 20 février 1992, et repris par E. Fottorino, « L'écologie pour le développement », Le Monde, 19 mai 1992.

 lisez l'article : http://france.attac.org/a6 dont voici un extrait :

Depuis un demi-siècle, les déclarations généreuses contre la pauvreté, la malnutrition et l’analphabétisme, annonçant une action résolue pour mettre fin au sous-développement, n’ont pas manqué. Mais lorsqu’il s’est agi de mettre en musique la belle partition écrite à Rio, il n’y avait plus personne pour l’exécution. Les économistes libéraux fondaient une nouvelle discipline, l’économie de l’environnement, en théorisant la possibilité de substituer éternellement du capital technique au capital naturel épuisé grâce à un progrès technique infini, et en définissant l’amélioration du bien-être par l’augmentation perpétuelle de la consommation, marchande bien entendu. Les experts américains justifiaient l’exportation des déchets industriels vers les pays pauvres « trop peu pollués » à leurs yeux [ref à l' extrait ci-dessus]

...... et les multinationales organisaient les délocalisations des entreprises polluantes vers les mêmes contrées. Les gouvernements des pays riches rechignaient à prendre des mesures écologiques car ils savaient qu’elles auraient heurté les intérêts des lobbies de groupes industriels et financiers comme ceux du nucléaire ou du transport, et qu’elles auraient entraîné une remise en cause des habitudes de consommation gaspilleuses de leurs populations. La difficulté d’introduire une fiscalité sur le transport routier et sur les carburants illustre bien ce dernier point.

J'en frissonne encore... je ne peux pas donner ma voix à un candidat d'un modèle libéral .... même mou

 

 

 

Par °O° - Publié dans : unisavecbove34
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